A force de recherches sur les différents forums du net consacrés au sexe, je suis tombée sur Alexandre. Cet homme de la quarantaine assume : il est un voyeur obsessionnel. C’est bien simple, il connaît tous les plans pour reluquer cuisses et décolletés, dessous de jupe ou encore fesses dénudées par une femme qui se baisse devant lui. Intrusif ? Alexandre s’en défend. Il n’entre jamais en contact avec ses « victimes » qui ne savent jamais rien de ses agissements.

J’ai rencontré Alexandre à Paris, où il réside. Avec sa communauté dédiée au voyeurisme, il s’échange tout un tas de bons plans pour assouvir sa passion, qui consiste à voir sans être vu : escaliers très prononcés, cabines d’essayage mal isolées, les voyeurs de la capitale ont plein de choses à nous révéler.

Comment devient-on voyeur ?

Indiana – Tu t’es toujours senti voyeur ?

Alexandre – Au début, quand on s’éveille à la sexualité, je pense que tout mec devient un peu voyeur. Comme on n’a pas accès au vrai sexe, on reluque. Pour certains, c’est dans les magazines de charme. Pour d’autres, ce sont les copines de classe. Personnellement, je n’ai jamais été branché par le porno. En plus, quand j’étais ado, il n’y avait pas internet. Par contre, j’allais très souvent à la piscine. Je regardais les filles et les femmes plus mûres. Certaines portaient des maillots de bain un peu plus sexy que les autres…

I – Oui, je suppose que tous les garçons font ça. Mais comment cela dure jusqu’à l’âge adulte ?

A – J’ai eu tout de suite de la réussite en tant que voyeur. Comme je te le disais, je faisais de la natation. Or, j’ai vite trouvé un endroit, dans les vestiaires, où un mince décalage dans les cloisons permettait de voir la douche des femmes. Rien de très porno, elles restaient en maillot de bain. Mais je pouvais matter à mon aise, puisque j’étais enfermé moi-même dans une cabine.

I – Tu dirais que ce sont les circonstances qui t’on poussé au voyeurisme ?

A – Oui, en grande partie. J’imagine qu’on naît plus ou moins voyeur. Mais j’ai tout de suite eu de la chance à ce niveau là. Vers 14 ou 15 ans, comme tous les petits parisiens, je suis parti en expédition sur tous les toits de Paris, la nuit. Juste pour l’aventure, le côté interdit, dangereux, sans aucune intention lubrique. Ce soir-là, nous avons découvert un couple qui faisait l’amour devant sa fenêtre. Je présume que ça les excitait de faire ça à cet endroit là de leur appartement, volets et rideaux ouverts. On a regardé. Tu imagines bien que j’ai vite bien connu les toits vers chez mes parents !

Voyeurisme et vie sexuelle

I – Mais, aujourd’hui, ça ne nuit pas à ta sexualité ?

A – Non, je suis marié. Et j’ai une sexualité tout à fait « normale » avec ma femme. Elle sait que je suis un peu voyeur. Elle est loin de se douter que c’est à ce point. Mais elle sait aussi que jamais je ne vais la tromper. De temps en temps, quand on se promène, surtout quand il fait beau, je partage avec elle mes coups d’œil vers une jupe trop courte ou un chemisier qui laisse tout deviner. Elle doit penser que ça ne porte pas à conséquence. Et elle a raison.

I – Où trouves-tu ton plaisir ? Je veux dire, physiquement…

A – Le fait de voir sous la jupe d’une femme, d’apercevoir un téton dans l’entrebâillement d’un t-shirt, c’est un plaisir érotique en soi. D’abord, c’est le choc de voir ce qui est normalement caché. Et ça me fait toujours le même effet. Mon cœur saute dans ma poitrine, je suis heureux, vraiment. Ensuite, il y a le plaisir érotique, la sensualité de quelque chose qui est beau et qui s’offre à vous. Parfois, j’y repense pendant mes plaisirs solitaires. Mais c’est surtout sur le moment que ça se passe. Ce n’est pas quelque chose de sale, c’est un plaisir esthétique et érotique.

Les bons plans voyeurs de Paris

I – Pratiquement, comment cela se passe t-il ? Tu as tes « spots » de voyeur ?

A – Absolument, il y a des endroits où le voyeur est roi. Je les connais presque tous et la communauté des voyeurs de Paris m’informent d’éventuels bons plans. La nuit, les toits, ça reste génial. On peut voir l’intimité de femmes et de couples. Je ne sais pas si elles s’en doutent, mais nous sommes nombreux à chercher des situations coquines aux fenêtres des parisiennes. Mais il y a plein d’autres lieux, dont les coins à touristes…

I – Raconte…

A – Il y a un plan que je peux te donner, puisque c’est connu depuis des années, des décennies même. Les escaliers qui montent vers Montmartre, en particulier en s’approchant du Sacré-Cœur. Il y a des tonnes de touristes, de tous les pays. La plupart d’entre elles se promène en jupe. Il suffit d’être dessous. On voit. Leurs cuisses, leurs fesses, leurs petites culottes. Enfin quand elles en ont une !

I – Les femmes ne portent plus de culottes ?

A – Je dirais que facilement une sur 3 n’a pas de sous-vêtements. Ni culotte, ni soutif. Personnellement, j’ai adoré la mode du string. Ça dure encore, mais on en voit moins. Par contre, je pense que les seins nus sous le t-shirt et sous le chemisier, c’est de plus en plus fréquent. Un régal pour les yeux !

Les obsessions d’un voyeur

I – Tu dis que le Sacré-Cœur est connu des voyeurs… Mais tu as bien d’autres plans ?

A – Je peux t’en donner quelques-uns. Moi, j’adore les brocantes et les vide-greniers. Je suis plus branché seins que fesses. Et là, que ce soit les exposantes ou les chineuses, on les voit souvent se pencher. Leurs habits baillent et dévoilent leurs seins. Avec soutif ou non. En plus, dans ce genre d’endroits, tout le monde cherche la perle rare. Personne ne fait gaffe à un regard un peu explorateur.

I – Et sinon ?

A – Quelques grands magasins sont connus de la communauté du voyeurisme. Comment dire ? Leurs cabines d’essayage n’offrent pas aux clientes l’intimité qu’elles y cherchent. Mais sinon, j’aime tous les escaliers un peu pentus, et les endroits où on peut regarder, au contraire, en contrebas. Mais tous les lieux peuvent être propices pour un voyeur. C’est une question d’état d’esprit.

I – C’est à dire que tu es toujours en chasse ?

A – Oui. Surtout le printemps et l’été. Et quand il y a beaucoup de touristes. Quand il fait beau dehors, le métro, par exemple est un lieu où on voit des tas de jolies choses… (il réfléchit) Mais attention, je ne suis pas un frotteur ! Je déteste ces gars-là. Moi, personne ne se rend compte de quoi que ce soit, je ne fais de mal à personne !

Le voyeurisme passif

I – Justement, j’allais y venir. Que penses-tu de « balance ton porc » et compagnie ?

A – Elles ont carrément raison. C’est quoi ces mecs qui imposent des trucs à des femmes qui ne veulent pas. Je suis désolé, mais je ne me mets pas du tout dans le même tas que ces connards. Moi, je ne force personne à rien. Je ne vole rien. Je suis juste là au bon moment. Et les femmes ne savent même pas qu’elles ont été regardées.

I – Tu te revendiques du voyeurisme passif. Tu peux expliquer ?

A – C’est une expression qui veut parfois dire tout et n’importe quoi. Je peux parler pour moi. Alors, premièrement, je n’entre jamais en contact, ni par la parole, ni par l’action, avec les femmes que je regarde. Ce n’est pas ça qui m’excite. Ensuite, je ne provoque jamais la situation de voyeur. Je ne perce pas des trous, je ne planque pas des caméras. Le plaisir, il se trouve dans ce qui est inattendu, mystérieux. Par ailleurs, je ne vais pas dans les spectacles érotiques ou pornographiques.

I – Tu fréquentes ce qu’on appelle les coins à voyeurs ?

A – Non, ça ne m’intéresse pas de voir des femmes ou des couples exhibitionnistes. Je te disais que je ne vole personne. Ce n’est pas tout à fait vrai. Une femme qui me montre volontairement ses seins, c’est plaisant, mais ce n’est pas mon trip. Alors oui, il y a une notion de voler. Mais je ne prends que ce qu’on offre. Même involontairement.

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A force de recherches sur les différents forums du net consacrés au sexe, je suis tombée sur Alexandre. Cet homme de la quarantaine assume : il est un voyeur obsessionnel. C'est bien simple, il connaît tous les plans pour reluquer cuisses et décolletés, dessous de jupe ou encore fesses...