A vrai dire, mes souvenirs du Mardi-Gras de la Nouvelle-Orléans remontent à bientôt deux ans. J’étais alors en stage à Houston (Texas) quand l’une de mes collègues m’a proposé d’aller assister au plus grand jour de carnaval de l’année. Un ami à elle nous prêtait son logement dans le quartier de Tremé.

Bien entendu, j’avais déjà entendu parler du Mardi-Gras à NOLA (New Orleans pour les intimes) et du tits-flashing, un sport coquin et exhib qui attire une masse de touristes sur place. Mindy, ma collègue, se distinguant par un puritanisme tout ce qu’il y a de plus texan, je pensais m’en tenir aux défilés de chars et aux réjouissances musicales. Jusqu’à ce que la folie exhibitionniste du défouloir carnavaleux ne s’empare de nous.

Mardi-Gras Nouvelle Orléans

Le carnaval de NOLA

Posons un peu les choses. Le carnaval de La Nouvelle-Orléans débute en janvier et se termine dans la nuit de Mardi-Gras. Soit entre début février et début, et, en ce qui me concerne, le 28 février. Mardi-Gras a lieu, comme son nom l’indique, un mardi. Notre patron de l’époque ne nous a pas facilité la tâche et nous a forcé à faire double journée le lundi précédent.

Si bien que nous sommes arrivés à New Orleans dans la nuit, épuisés l’un comme l’autre. Depuis l’aéroport, Mindy et moi avons rejoint difficilement le quartier de Tremé, au centre de la ville, l’un des lieux de prestige des festivités. Difficile de trouver le sommeil, même exténués, dans l’ambiance incroyable du carnaval. J’ai finalement pu m’endormir vers 6 heures, pour me réveiller autour de midi.

Mais laissez-moi vous présenter Mindy. 25 ans, blonde (fausse), petite et mignonne, ma collègue est un pur produit du Texas puritain. Très à cheval (sans jeu de mots) sur les conventionnelles sociales, elle sait se montrer sympathique envers tout le monde. Même si elle vote Républicain, elle n’a jamais un mot de travers à l’encontre des minorités, raciales ou sexuelles. Par contre, elle pique un fard à la moindre allusion vaguement grivoise.

C’est Mardi-Gras !

Il est donc midi et c’est jour de Mardi Gras. Une bonne douche et un petit-déjeuner vite avalé, nous voici dans la rue. A vrai dire, la fête a déjà bien commencé. Et nous en avons manqué une bonne partie, ce qui me rend un peu morose. Un sentiment qui ne dure jamais bien longtemps, pendant le carnaval de New Orleans.

mardi-gras

Dans les rues, des chars défilent au rythme de dizaines de fanfare. La plupart joue un jazz « big band », d’autres empruntent à la musique cajun, d’autres encore semblent venir d’autres contrées, plus exotiques encore. Je ne reconnais déjà plus Mindy. Il faut dire que nous nous sommes déjà envoyés quelques bières* quand ma Texane se met au défi de récolter un maximum de colliers en toc. Les chars du carnaval les envoient aux fêtards et Mindy en a déjà un bon paquet autour du cou.

Niveau coquineries en tout genre, rien à signaler. Mindy m’a bien fait remarquer quelques tenues un peu excentriques, voire franchement déshabillées, portées aussi bien par des hommes que par des femmes, mais voilà tout. Ah si ! Une touriste, a priori russe si j’en crois son accent, a soulevé son T-shirt, découvrant un soutien-gorge de bonnet 85B (si vous voulez mon avis). Il n’a pas fallu 30 secondes à un policeman pour la remettre gentiment en place et lui indiquer « le Carré Français » (in French dans le texte) si elle veut pratiquer le flashing.

Vers 16h30 (mais je perds vite la notion du temps), ma blondinette a faim. Je vise un restaurant de fruits de mer (seafood) où je compte bien m’offrir les fameuses huîtres locales. Mindy n’en a jamais mangé. Mais elle se laisse tenter. Elle expliquera plus tard son comportement par l’absorption de ce met si français, et donc si subversif.

Le Carré Français, vers Bourbon Street

De proche en proche, nous approchons du vieux quartier français, où je sais, par ouïe-dire, que se jouent les scènes les plus coquines du Mardi-Gras. Mindy, toujours candide, ne s’aperçoit pas que je la conduis discrètement vers Bourbon Street, la rue réputée pour le flashing. Nous y parvenons finalement en fin d’après-midi (ou début de soirée, comme vous voudrez).

Je suis un peu déçu. Je m’attendais à une grande artère. Nous nous trouvons dans une rue certes longue, mais très étroite. Ce qui, soit dit en passant, renforce la convivialité, pour le moins. Nous sommes serrés comme des sardines et dansons sur du jazz sans même vraiment le vouloir. Je repère des mecs et des filles costumés de façon un peu plus libertine. Aux balcons, quelques donzelles se donnent en spectacle. Sans plus.

body-painting

Quand les gens s’aperçoivent que je suis français, ils nous paient des coups à boire. Mindy s’en trouve transformée. Elle se déhanche, se laisse approcher et draguer par quelques étudiants canadiens en goguette. Poussés par la foule, nous marchons en direction du sud. Ici, il se trouve quelques femmes nues. Mais elles sont tellement « habillées » par le body-painting qu’elles demeurent très convenables.

Quand je la vois apparaître : une femme de la quarantaine se plante devant moi et me déballe ses énormes nibards en pleine figure !

J’ai vu la lune, sur Bourbon Street

Les seins toujours à l’air, la MILF (elle est vraiment belle et bien gaulée) me réclame un collier. J’obtempère avec le sourire tout en jetant un coup d’œil à Mindy. Loin d’être choquée, ma Texane, hilare, lui en tend un également. Je n’ai pas remarqué, pris dans la folie carnavalesque, mais il fait déjà nuit. Autour de nous, des attroupements se font. Dès qu’une dame ou une demoiselle montre ses nichons, c’est la cohue !

Plus prudentes, des filles, entre 20 et 30 ans, tortillent du cul sur les balcons qui surplombent la rue. L’une d’elle, une blackette bien en chaire, baisse son short et nous montre un popotin à l’avenant. On m’avait dit que la lune était parfois étrange sur Bourbon St., je comprends mieux maintenant.

En quelques minutes, et quelques dizaines de mètres plus loin, l’ambiance a totalement changé. Pour devenir bien plus libertine. Il faut vous dire à ce stade que le fameux Springbreak américain n’a pas encore commencé. Par contre, ce sont des étudiantes canadiennes qui nous gratifient de leurs seins, mais aussi de leurs fesses. Et pour certaines de leurs minous.

Hustler, 225 Bourbon St, NOLA, Louisiana

Mindy fait comme si de rien n’était. Elle continue à danser, à crier (ah ! cette manie américaine de hurler en faisant la fête !) et à boire plus que de raison. Sur notre passage, le flashing rivalise d’imagination et d’impudeur. C’est à celle qui obtiendra le plus de colliers, preuves de son audace. Ici, deux nanas de la trentaine se roulent une pelle, leur poitrine collée l’une à l’autre. Autant vous dire qu’elles récolteront pas mal de breloques.

baisers lesbiens

Si c’était possible, la densité de la foule va s’accroître encore. Alors que la plupart de nos amatrices de flashing avaient jusque là 30 ou 40 piges, nous voilà au bout milieu d’un rassemblement de jeunes demoiselles encore plus exhibitionnistes. Je mets du temps à comprendre.

Nous nous trouvons en face du club Hustler de la Nouvelle-Orléans. Au départ, je crois qu’il s’agit de danseuses du bar à strip-tease de Larry Flynt. Mais non, il s’agit bien de pures amatrices, qui rêvent sans doute d’être repérées à l’occasion de Mardi-Gras. Et là encore, l’exhibition coquine laisse place à quelque chose de plus osé.

Un troupeau d’étudiants québécois s’approche de nous. Ils parlent à Mindy en Français, croyant sans doute qu’elle est ma petite amie compatriote. « Montre nous tes seins ! » lui braillent-ils, soutenus par la foule yankee. Bientôt, ils sont une trentaine à lui gueuler joyeusement : « show ur tits, show ur tits ».

Le défouloir du puritanisme

C’est à ce moment que mon Mardi Gras va changer du tout au tout. Je me retourne vers Mindy, prêt à la protéger de carnavaliers trop entreprenants. Mais non. La jolie Texane soulève péniblement la tonne de colliers accumulés autour de son cou, ainsi que son T-shirt, et nous dévoile deux jolis seins blancs et ronds. Une main se lance et la pelote. Et Mindy se laisse faire. A bien la regarder, elle ne semble pas si saoule que ça. Juste ivre de cette ambiance particulièrement libératrice pour elle.

Elle laisse retomber son T-shirt et me demande à l’oreille si je ne suis pas choqué. Je la rassure du mieux que je peux. Alors elle continue. Elle va même jusqu’à se chauffer avec une autre exhibitionniste. Le boyfriend de celle-ci, ainsi que moi-même, tentons de protéger les deux coquines des mains baladeuses. Mais elles semblent s’en foutre pas mal.

carnaval New Orleans exhib

De toute façon, autour d’elles, des nanas de tous âges poussent l’art du flashing à son paroxysme. Et ploient littéralement sous les colliers en toc. Après quelques premiers baisers lesbiens (je saurai par la suite que ce sont ses premiers), Mindy avise un stand où l’on pratique le body-painting. Elle va se mettre topless et demander un maquillage qui ne couvre pas trop ses formes, et surtout pas ses tétons.

Ce qui se passe à La Nouvelle-Orléans…

La nuit s’annonce longue. Après s’être restaurée et interrompue dans la boisson, je me dis que Mindy va se calmer. Loin de là. Comme prise d’une fièvre carnavalesque typique du Mardi-Gras en Louisiane, ma jolie blonde va au contraire multiplier les provocations. Et moi, bien entendu, je joue le jeu.

Alors quand elle me voit embrasser les tétons d’une jolie femme de 35 ans, elle me propose tout simplement les siens à goûter. C’est quand un gars sort son smartphone pour nous prendre en photo dans cette situation (pas tout à fait conforme à ses valeurs) qu’elle finit par se refroidir un peu. Pas pour longtemps : ma Texane puritaine est déchaînée, dans tous les sens du terme.

Le lendemain, elle me demandera de ne jamais rien dire, ni même d’évoquer entre nous cette soirée de débauche et d’exhibition. Ce qui se passe à Mardi-Gras reste à NOLA…

* l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, et pour la pudeur des filles.

https://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/mardi-gras-tits.jpghttps://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/mardi-gras-tits-240x240.jpgDan the Flasherreportagesexhibition,USA
A vrai dire, mes souvenirs du Mardi-Gras de la Nouvelle-Orléans remontent à bientôt deux ans. J'étais alors en stage à Houston (Texas) quand l'une de mes collègues m'a proposé d'aller assister au plus grand jour de carnaval de l'année. Un ami à elle nous prêtait son logement dans le...