En voilà une bien étrange « sexploration » ! Indiana nous a demandé de partir à l’assaut des mondes virtuels du sexe. Des univers plus ou moins complets, plus ou moins ouverts, où le libertinage est roi. Au banc d’essai cette fois-ci : le Red Light Center de Utherverse, une sorte de « Second Life » pour coquins et coquines.

Redlight Center Avatar

Une fois l’application téléchargée (a priori, rien de gênant à signaler), nous choisissons un avatar. Ce sera une femme (après tout, nous sommes un couple, ce n’est pas vraiment un mensonge) Au bout de quelques pas dans la zone d’arrivée de cet univers virtuel, et quelques pas dans la rue, nous comprenons bien vite que seuls les abonnés (en vert) ont accès au sexe. Il y a bien quelques touristes (en jaune) qui discutent. Mais rien de bien folichon : il va falloir faire tourner la CB.

Premiers pas dans un monde virtuel

Bon, on a eu peur. Mais l’abonnement reste très accessible. Nous sommes donc de retour dans Utherverse, affublés d’un joli pseudo vert. On va enfin pouvoir s’amuser. Direction le Bordello, une grande bâtisse (virtuelle oui !) que nous avions repérée lors de nos pérégrinations. Première surprise : il se trouve ici des professionnels du sexe virtuel. Et ces prostituées de la baise numérique sont signalés par une étiquette spéciale. Et oui : nous sommes dans un bordel, après tout.

On passe notre tour de ce côté là, du moins pour le moment. D’autant que notre nouveau statut d’abonné nous permet de parler directement à qui l’on souhaite. Ce sera un charmant grand brun qui se déhanche en musique sur la piste de danse du bordel. On clique sur son profil pour s’apercevoir qu’il s’agit en réalité (IRL, In Real Life pour les initiés) d’un américain de 45 ans, qui a mis sa vraie photo sur sa page d’accueil.

Sur Utherverse, on passe avec un simple clic d’un monde virtuel (le Red Light Center) à un réseau social où chacun est supposé afficher une certaine réalité. On s’apercevra plus tard que des rencontres IRL s’y organisent.

Le sexe sur Utherverse

Il est gentil, cet américain, mais nous, on a envie d’en découdre. Il nous demande combien de rays on veut pour coucher avec lui. Les rays, c’est la monnaie locale. Celle que les prostitué(e)s convertissent en espèces sonnantes et trébuchantes. On lui dit que non, on a bien envie de s’envoyer en l’air avec lui. Mais il va falloir nous initier. Enfin, m’initier, puisque nous sommes une seule femme.

Stan (c’est son pseudo) nous emmène dans une pièce isolée. Oui, on ne peut pas baiser n’importe où. Il y a des lieux dédiés. Certains sont grands, avec plusieurs lits. D’autres sont plus petits et peuvent même fermer à clé. Tout comme dans un club échangiste réel.

Bonne nouvelle : la prise en main des fonctionnalités « sexe » du jeu est extrêmement facile. Par contre, impossible de s’envoyer en l’air habillée. Il faut se mettre à poil, sauf à connaître des trucs et astuces maîtrisés par certains accrocs. Bien entendu, le nombre de positions est limité, mais en combinant les choses, on commence à vraiment s’amuser.

Les univers de la baise sur RLC

L’autre bonne nouvelle, c’est que nous avons trouvé un guide. En fait, le monde virtuel de Utherverse s’avère tellement grand qu’on ne peut l’explorer à pied. Mais avec Stan dans nos amis, nous pouvons tout simplement cliquer pour le rejoindre. Et si un lieu nous plaît, on peut en conserver la destination grâce à un outil facile à utiliser. Il faut vous dire que, dès la connexion, on peut choisir un univers : classique, BDSM… Ensuite, chaque univers présente des lieux, dont chacun correspond aux tendances sexuels des membres : pour tous, vanille hétéro, vanille gay, BDSM hétéro, BDSM gay, bisexualité, etc…

monde virtuel sexe

L’essentiel des endroits où le sexe virtuel est possible est constitué de night-clubs, disposant soit de chambres, soit de lits. Mais il existe aussi des lieux plus originaux. Bien sûr, notre guide nous entraîne dans les endroits les plus hétéros de Utherverse RLC. Et évite ceux qui pourraient heurter notre sensibilité de newbie. On insiste un peu.

Nous découvrons alors des cinémas pornographiques, où ça baise dans tous les coins. Mais aussi des clubs triolistes, des donjons BDSM et même des chiottes publiques. Là, nous tombons nez-à-nez (façon de parler) avec une fille qui attend à genoux devant la cuvette ! On lui demande de nous faire un cunnilingus. Elle répond simplement : « yes, mistress ».

Triolisme, partouzes et BDSM dans Utherverse

On découvre alors qu’il n’y a pas que des lits pour faire des cochonneries. Le monde Utherverse est même largement dominé (là aussi, façon de parler), par l’imaginaire BDSM. Ainsi, de nombreux espaces de sexe sont inspirés du sadomaso. Le plus couru reste la croix de Saint-André. On propose à Stan de nous y attacher. Et là, le petit salaud va se lâcher : fouet, pinces sur les seins, sexe anal, on ne le tient plus !

Mais monsieur doit nous quitter, appelé à ses obligations IRL. De notre côté, on retourne visiter les espaces qu’il nous a montrés précédemment. Et on essaie un maximum de possibilités. On commence par un trio avec deux mecs. Là encore, si les positions sont en nombre limité, les combinaisons rendent le jeu amusant, voire excitant. Idem pour le sexe HFF. Par contre, il semble impossible de partouzer à plus de trois.

Enfin, pas tout à fait. Une coquine nous explique qu’en organisant deux « threesome » l’un à côté de l’autre, on peut augmenter le nombre de partenaires, d’autant que des avatars extérieurs peuvent se mêler eux aussi à l’orgie. Bref, il existe des spécialistes. Et ce monde de sexe virtuel semble tellement immense qu’il faudra de nombreuses heures de jeu pour en tirer la substantifique moelle.

Télécharger Red Light Center

Si vous voulez découvrir le Red Light Center de Utherverse, il vous faudra télécharger l’appli sur votre ordi (on n’a pas essayé sur smartphone ou tablette). Pour ce faire, il faut cliquer ici. Le jeu existe depuis 2006. Sachez tout de même que vu la proportion assez faible de français, mieux vaut maîtriser queques bases d’anglais pour commencer à s’amuser.

https://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/utheverse-rlc.jpghttps://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/utheverse-rlc-240x240.jpgAudrey & Vincentbanc d'essailibertinage,sadomaso,sexe numérique
En voilà une bien étrange 'sexploration' ! Indiana nous a demandé de partir à l'assaut des mondes virtuels du sexe. Des univers plus ou moins complets, plus ou moins ouverts, où le libertinage est roi. Au banc d'essai cette fois-ci : le Red Light Center de Utherverse, une sorte...