S’il est relativement facile de faire des interviews dans le milieu du libertinage (celui-ci étant par essence ouvert à la rencontre), il n’en va pas de même quant à la sexualité intime des couples. C’est après voir lu des récits érotiques sur un site bien connu que j’ai pris contact avec Maryline et Julien, un couple BDSM qui a accepté de répondre à mes questions.

couple BDSM domina

Le témoignage en question était l’oeuvre de Julien, un mari soumis, qui racontait par le menu comment il était devenu l’esclave de sa belle, Maryline, une jeune femme qui ignorait alors être une domina. Alors, comment naît un couple BDSM ? Comment la course au plaisir conduit une femme à devenir une domina et un homme son soumis ? A ces questions, Julien & Maryline répondent avec une certaine jubilation.

NB : les photos de couverture et dans l’interview ne sont que des illustrations

Premiers jeux sadomasochistes

Indiana – Avez-vous toujours été un couple BDSM ?

Maryline – Absolument pas. Au début de notre relation, nous étions deux amoureux « vanille » comme, j’imagine, il en existe plein. Personnellement, je ne me suis jamais senti une âme de dominatrice, encore moins de maîtresse sadomasochiste. Nous avons découvert ce côté des choses en étant à l’écoute l’un de l’autre.

I – Comment est-ce qu’on découvre ça ?

Julien – Nous faisions l’amour tout simplement. Parfois, si je n’ai aucun mal à bander, j’éprouve quelques difficultés à jouir. Comme Maryline me connaît bien, elle sait que je suis sensible des couilles. Quand cela arrive, elle me les caresse, tout en me branlant ou en me suçant. Cette fois, elle s’est montrée un peu plus dure que d’habitude.

M – Nous, les femmes, on ne sait pas à quel point les testicules sont sensibles. Je pensais juste les titiller. Quand je me suis aperçue que je lui faisais mal, il a joui en criant comme jamais. On a alors « débriefé » tout cela. On s’est rendu compte qu’il aimait jouir avec une certaine douleur.

I – C’est comme ça que vous avez découvert votre côté sadomaso ?

M – Non, pas vraiment. Il s’est passé plusieurs mois avant qu’on ne recommence. Là, je lui ai mis de petites claques sur les couilles. Entraînée par mon élan, je lui ai aussi pincé les tétons. Il a aimé et il a joui encore plus fort que la fois précédente.

J – Tout cela a été crescendo. Plus elle voyait que j’aimais ça, plus elle était sévère avec moi. Je n’ai pas compris tout de suite qu’elle y prenait plaisir.

Un jeu de rôles domina / soumis

I – Ce n’est quand même pas une pratique banale. Vous deviez comprendre que c’était du SM ?

M – Nous n’avons pas spécialement mis de mots sur cette pratique. Il aimait ça, moi aussi, voilà tout. Et puis, un jour, nous avons mis en place une sorte de jeux de rôles.

I – Un jeu de rôles ?

M – Le samedi après-midi, nous avons l’habitude de faire une sieste crapuleuse. Mais, ce jour-là, j’avais une course important à faire avant. Je lui ai demandé de s’installer tout nu sur le lit, les yeux bandés, en m’attendant.

J – On aime bien jouer, en général.

M – Quand je suis revenue, j’ai fait le moins de bruit possible. Je me suis déshabillée, et je me suis installée directement sur, à califourchon, j’ai posé la chatte sur sa bouche. Il m’a léchée jusqu’à l’orgasme, sans se poser de questions. J’ai adoré ça. L’avoir à mon entière disposition, sans me soucier de son plaisir sexuel direct.

couple BDSM facesitting

I – Et toi, Julien ?

J – Comment dire ? C’était absolument jouissif. Je me consacrais entièrement à son plaisir. Je n’étais plus qu’un objet sexuel. Et puis, elle s’est retournée, après avoir joui. Elle s’est littéralement assise sur ma bouche. J’ai léché son anus, tout en suffoquant un peu. Pendant ce temps, elle me branlait en me claquant les couilles. C’est ce jour-là que nous sommes vraiment devenus un couple BDSM, selon moi.

Naissance d’un couple BDSM

I – Selon toi aussi, Maryline ?

M – Oui et non. En fait, je ne me sentais pas encore vraiment domina. Pour moi, cela ne représentait qu’un jeu parmi d’autres. Puis, j’ai lu des trucs sur le BDSM. Et j’ai compris que j’étais vraiment devenue sa maîtresse.

J – C’est à ce moment là que j’ai fait le serment.

I – Le serment ?

J – Oui, je lui ai promis de lui offrir un cunnilingus où elle voudrait quand elle voudrait.

M – J’en ai usé et abusé ! (elle a un sourire en coin) Je lui ai ordonné de me lécher dans des situations pas possible. Y compris dans les toilettes pour femmes d’un restaurant. Et même dans un cinéma !

I – Donc là, c’était officiel, tu étais la domina et lui le soumis ?

M – Oui, et nous sommes partis vers des pratiques de plus en plus hard. Un jour, en lui travaillant les testicules et les tétons, je lui ai mis un doigt dans l’anus. Comme il ne bronchait pas, j’en ai mis deux, puis trois. Le jour suivant, j’ai presque mis le poing entier. Ensuite, j’ai acheté un gode-ceinture.

Sadomasochisme hardcore

I – Ah oui, ce n’est plus tout à fait le même jeu !

M – Non, mais puisque je prenais plaisir à être de plus en plus cruelle, et que je ne rencontrais aucune résistance de sa part, bien au contraire, j’ai poussé le vice très loin. On a acheté un peu de matériel. D’abord le gode-ceinture, puis nous avons fait l’acquisition de menottes, d’un bandeau, d’un martinet et une petite cravache.

couple BDSM

I – Le BDSM, ça coûte cher !

J – Non, pas vraiment, nous n’avons pas toute une collection, en fait.

M – En plus, on choisit des trucs plutôt mignons. Nous ne sommes pas vraiment branchés par le decorum sadomaso. Ni cuir, ni latex. En fait, on improvise beaucoup avec ce qui nous tombe sous la main.

J – Ma maîtresse se montre très imaginative pour détourner des objets du quotidien. La moindre pince à linge, le premier concombre venu me colle des sueurs froides.

M – C’est quand même surtout sa bouche qui est à mon entière disposition.

Une pratique intime

I – Vous fréquentez le milieu fétichiste et sadomaso ?

M – Pas du tout.

J – On serait peut-être intéressés par une humiliation publique. Mais on ne cherche pas de contacts directs avec d’autres personnes. Nous avons déjà échangé des idées avec un autre couple BDSM, mais ça s’arrête là.

M – Oui, enfin, un jour, tu verras… Quand tu seras les yeux bandés. Ce n’est peut-être pas moi que tu devras lécher.

https://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/couple-bdsm-thb.jpghttps://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/couple-bdsm-thb-240x240.jpgIndiana toute seuleinterviewssadomaso,sextoys
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