J’étais alors dans un célèbre club libertin de Belgique. Comme beaucoup de mecs seuls, je faisais un peu tapisserie. J’avais bien accroché le regard d’une jolie blonde. Mais son mari ne semblait pas partant. Puis il est arrivé. Il n’avait rien d’un tombeur : la grosse trentaine, un début de bedon, les tempes légèrement grisonnantes et un beau sourire qui lui donnait un air sincère. Plusieurs couples ont accueilli avec joie le nouveau venu.

tombeur clubs échangistes

Les libertines venaient toutes (ou presque) faire la bise à Sébastien. Et lui, il échangeait quelques mots avec chacune, et chacun. Aussi, nous l’avons vu partir, nous les hommes seuls, s’isoler avec rien moins que trois couples échangistes. Intrigué, j’ai poursuivi la soirée avec la grande blonde. Mais quand j’ai pu ensuite approcher le tombeur, je lui ai proposé une interview.

Premiers pas dans le milieu libertin

Mehdi – Tu fréquentes les clubs échangistes depuis longtemps ?

Sébastien – J’ai envie de dire : depuis toujours. Non, en fait, j’ai commencé vers 25 ans. Je me remettais difficilement d’une rupture amoureuse. Ma sexualité en était au point-mort. Je veux dire : cela faisait un an que je n’avais pas rencontré une femme. Autant te dire que j’étais en manque. J’ai poussé la porte d’un club libertin. La soirée s’est bien passé. Cela va faire 15 ans que je fréquente ce milieu.

M – La soirée s’est bien passée ?

S – J’ai tout de suite repéré un jeune couple dont la fille me plaisait beaucoup. Le genre grande blonde, yeux bleus, à forte poitrine, si tu vois ce que je veux dire. Elle avait l’air timide. Et son mec encore plus. Quand des couples les draguaient, ils avaient du mal à montrer du répondant. Je suis allé les voir. En essayant de n’être pas trop lourdingue. Je me suis d’abord adressé à lui, puis à elle. On a parlé de tout et de rien. De tout, sauf de libertinage. Puis la conversation a glissé vers ce sujet. C’était leur première fois en club, comme moi, et ils cherchaient une femme célibataire pour un plan à trois. Je leur ai dit que c’était bien dommage pour moi et je les ai laissés tranquilles. Un peu plus tard dans la soirée, ils sont venus me trouver.

M – C’était ton premier plan cul en groupe ?

S – Le tout premier ! Mais ce n’est pas fini. Nous étions dans une petite pièce fermée à clé. Au bout d’un moment, on a frappé à la porte. C’était un beau couple de la quarantaine qui avait déjà dragué mes deux tourtereaux. Ils ont demandé s’ils pouvaient se joindre à nous. Mon couple a dit oui, en me demandant si j’étais OK. Bien sûr, je l’étais.

Les premiers succès d’un tombeur

M – Avec une première expérience comme ça, on a envie de recommencer

S – Je suis revenu toutes les semaines dans ce club. Et, à mon grand étonnement, j’ai eu tout de suite une bonne réputation. La seconde fois, un couple, ami des quadras avec qui j’avais joué, m’a carrément dragué. J’ai su après que la dame avait raconté que j’étais un bon amant. Tout de suite, j’ai compris qu’il ne fallait pas décevoir. Mais qu’il fallait aussi être en bons termes avec le mari.

M – Tu as l’air d’être pote avec les messieurs

S – C’est la clé ! Vous pouvez plaire à madame, avoir la réputation d’être un super amant, si monsieur ne peut pas vous encadrer, c’est mort. Il faut comprendre la rencontre libertine comme une relation avec un couple. Je ne suis pas bisexuel, attention! Enfin, je veux dire, je n’ai rien contre, mais ce n’est pas mon truc. Mais j’ai tout de suite eu de bons rapports avec les mecs des couples. Et les femmes sentent mon respect… (il hésite un peu) En vérité, j’admire les femmes libertines.

M – Explique-moi ça

S – Dans notre société, une femme qui aime le sexe est une salope. Pas pour moi. Et j’admire leur capacité à assumer leurs envies. Les premières libertines avec qui j’ai couché l’ont tout de suite ressenti. C’est ce que m’a dit Anne, une de mes premières « conquêtes » (il fait le signe des guillemets avec les doigts). Elle m’a dit qu’elle se sentait en confiance avec moi. Je n’ai pas un physique de tombeur, alors il faut bien que je montre d’autres qualités.

Comment devient-on un tombeur libertin

M – Tu dis que tu n’as pas le physique d’un tombeur, mais tu en es un…

S – Non. En tout cas, ce n’est pas comme ça que je vis les choses. (après une longue réflexion) Les femmes qui viennent en club échangiste sont amoureuses de leurs maris. Elles ne cherchent pas le grand amour. Elles ne font pas tant attention que ça au physique. Ce qu’elles veulent, c’est vivre leurs fantasmes. La première chose à faire, c’est de comprendre ce qu’est ce fantasme. Et de tout faire pour le rendre réel. Les libertines ne sont pas des salopes. Mais certaines aiment être traitées comme telles. Mais une fois la partie de jambes en l’air terminée, il faut les considérer. Voilà, c’est ça le mot : les considérer.

M – Les libertines aiment que tu les traite comme des salopes ?

S – Mais non, pas toutes ! Certaines veulent ça. D’autres veulent juste se sentir désirées. Il faut de la tendresse, le début d’un sentiment presque amoureux. Quand tu arrives à avoir une complicité d’amant-ami avec une femme, et que, en plus, tu es pote avec son mec, c’est gagné. Que le couple soit plutôt candauliste ou trioliste, peu importe. Mais attention : je n’ai pas de tactique. Je fais comme je suis, en essayant de me montrer intelligent.

M – Il n’empêche que tu collectionnes les conquêtes

S – C’est faux. Je n’ai pas de compteurs, même approximatif. Il m’arrive, certains soirs, de ne rien faire du tout. Sexuellement, je veux dire. Parce que sinon, je passe toujours un moment à danser avec les dames, à discuter avec les messieurs et les couples.

Un homme seul en club libertin

M – Tu viens toujours dans le même club ?

S – Je change régulièrement. Il ne faut pas faire partie des meubles (il rigole). En plus, les couples eux-aussi changent de club. Parfois, ma réputation de « tombeur » m’a précédé. C’est vachement agréable comme sensation. Mais, de toute façon, j’aime aussi varier les lieux. Je veux dire, si tu pratiques le sexe toujours au même endroit, tu finis par mélanger les souvenirs. Et c’est quand même le plus important, les souvenirs…

M – Justement, ton meilleur souvenir ?

S – J’en ai tellement ! Bon, les meilleurs,c’est toujours avec mon couple préféré, Anne et Franck. Il se passe toujours quelque chose de nouveau. Ils sont géniaux. Tout le monde sait qu’on se voit souvent. On invente de nouveaux délires, on est très proches, tous les trois.

M – Et les autres couples ne sont pas jaloux ?

S – Si, mais c’est bien aussi.

M – Pour finir, si tu as un conseil de tombeur à donner à un libertin seul

S – (il se marre) Oh, tu sais, tout ce que j’ai dit : de la sincérité, un peu d’intelligence… Je veux dire que, parfois, des couples aiment que tu sois drôle. Pour d’autres, le sexe est une chose sérieuse. Je dis ça, c’est juste un exemple. Mais il faut s’adapter. Voilà : l’adaptation. Et puis une bonne condition physique, une bonne hygiène de vie, ça peut s’avérer utile !

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J'étais alors dans un célèbre club libertin de Belgique. Comme beaucoup de mecs seuls, je faisais un peu tapisserie. J'avais bien accroché le regard d'une jolie blonde. Mais son mari ne semblait pas partant. Puis il est arrivé. Il n'avait rien d'un tombeur : la grosse trentaine, un début...