Tous les premiers mercredis du mois, le sauna-club libertin ODBX, à Dole, dans le Jura, organise sa soirée BDSM et fétichiste. Curieux (vous nous connaissez) et intrigués, nous décidons d’aller y faire un tour. Mais pour un couple aussi « vanille » que nous, il reste difficile d’envisager une « observation participante ». Sans compter que nous craignons de gêner un peu les adeptes en nous comportant comme au zoo. Le minimum s’impose à nous : respecter le dress-code.

ce récit est écrit par Audrey – les photos sont des illustrations

Je ressors donc de mes placards une robe noire en simili cuir qui me donne des allures de dominatrice. C’est en tout cas ce dont s’était inquiété André, lors de notre dîner au Palaisia. Vincent, quant à lui, décide de mettre un cockring, un pantalon moulant et un débardeur à trous, qui laisse apparaître ses tétons. Nous avons tout l’air (je l’espère en tout cas) d’un couple sadomaso. Soft, je vous l’accorde, mais tout de même, on notera l’effort.

domina sadomaso

ODBX, club et sauna libertin à Dole

Après quelques heures de route, nous arrivons donc à Dole et nous nous garons sur le parking de l’ODBX. Il faut vous dire que nous connaissons bien ce club, dont l’ambiance nous convient bien (sexe et convivialité). Une nouveauté à la fois, si je puis dire. Nous sonnons à la porte. La femme de l’accueil n’est pas longue à ouvrir. Elle nous reconnaît et semble surprise de nous trouver là.

Il est 22h et des brouettes. Nous réglons l’entrée (25€ pour un couple, 40€ pour un homme seul) et pénétrons dans la pièce principale, où l’on trouve habituellement le bar, la piste de danse et l’accès aux différentes alcôves. Sauf à voir les tenues de certains clients et clientes, rien ne semble indiquer que se prépare une soirée BDSM. Bien entendu, la croix de Saint-André trône en bonne place. Mais elle est toujours là, même lors des soirées « vanille ». Elle semble juste un peu plus imposante qu’à l’accoutumée.

Nous prenons un verre et nous nous attablons. Je parlais des tenues : celles-ci sont un peu plus évocatrices des jeux SM qu’à l’accoutumée, mais sans plus. Je remarque juste que certains couples (mais aussi des hommes seuls) transportent avec eux des sacs, qui paraissent assez lourds. Je n’y porte pas plus attention que ça.

Nadia, reine de la soirée BDSM

C’est alors qu’arrive un couple que nous avons déjà fréquenté lors de sorties en sauna libertin. Elle, une brune mature à la poitrine imposante, porte une robe qui laisse sortir ses jolis gros seins. Lui a revêtu un T-shirt qui arbore en grand les initiales « SM » dans une typographie à la SuperMan. Ils semblent connaître à peu près tout le monde et ne nous remarquent pas.

Puis, c’est au tour de Nadia (les prénoms ont été changés, par souci de discrétion) de faire son entrée. Nadia, c’est la serveuse habituelle de l’ODBX. Une magnifique brune au physique ravageur. Mais aujourd’hui, la belle ne semble pas être venue travailler. Non, elle est une dominatrice reconnue, qui prend plaisir à maltraiter les mâles. D’ailleurs, certains, que l’on devine soumis, viennent lui présenter respectueusement leurs hommages.

La soirée BDSM, ceci étant, tarde à démarrer. Voilà bientôt une heure que nous sommes arrivés, et rien ne se passe. Nous décidons d’aller faire un tour dans l’espace fumeur. Si la cigarette est mauvaise pour la santé, cet endroit reste le meilleur, un peu partout dans le milieu libertin, pour se tenir au courant et engager des conversations.

Libertins et sadomasochistes

Et, en effet, ça discute bien dans le coin des intoxiqués à la nicotine. On se rend vite compte que nous ne sommes pas les seuls « vanille » à être juste venu voir. Notre SuperMan, loquace, explique à qui veut l’entendre (c’est à dire presque tout le monde) sa conception du sadomasochisme. Elle, qu’on a connu plus bavarde, reste coite, la clope au bec, et les seins nus offerts au froid de l’hiver jurassien.

Monsieur nous raconte comment, selon lui, tout cela n’a rien à voir avec autre chose qu’un simple jeu. Il raconte à ceux qui ne le connaissent pas qu’ils sont aussi libertins classiques. Mais que, de temps en temps, sa femme devient sa soumise, au gré d’une soirée BDSM. Il explique qu’elle a fixé des règles, des limites, et qu’un seul mot d’elle met fin immédiatement au jeu.

Ce faisant, il confirme ce que nous savions déjà de nos lectures. Là, ça y est, il m’a reconnue. Il me claque la bise, ainsi qu’elle à Vincent. Notre présence les fait un peu sortir du rôle qu’ils se sont attribué. Il va falloir la jouer fine pour ne pas perturber ce couple. On déteste tellement les curieux qui viennent, sans aucune intention de participer, en club échangiste, qu’on n’a aucune envie d’être de ceux-là.

Les hommes soumis et la torture

Toujours est-il que la soirée BDSM reste très soft. Enfin, pas pour longtemps. Nous revenons dans la salle principale, où un spectacle incroyable nous attend. Au milieu de la piste de danse, Nadia, reine de la soirée, a littéralement installé trois hommes nus, soumis, dans des positions inconfortables au possible. L’un est attaché sur la croix, l’autre à quatre pattes, le dernier se tient debout les mains sur la tête.

La maîtresse, ainsi qu’une autre domina (vraisemblablement une de ses amies, vu leur complicité), donnent des coups de cravache et de martinet aux trois esclaves. Une dizaine de spectateurs, dont désormais nous, assistent à ce dressage qui n’a plus rien de soft. Les hommes morflent, pardonnez-moi l’expression. Nous sommes désormais dans du BDSM hardcore. Les peaux se colorent de marques rouges. Celui qui est attaché à la Croix de St-André affiche une belle érection, alors même qu’aucune des deux maîtresses ne le sollicite à ce niveau là : un authentique masochiste.

Après être restés, fascinés et un peu horrifiés, devant cet étrange spectacle, nous partons vers une alcôve située également au rez-de-chaussée, d’où nous parviennent des cris de douleur. Devant une masse de curieux (et quelques curieuses), une autre dominatrice a attaché deux hommes, là aussi nus, sur un lit. Elle leur travaille les tétons, les couilles, sans jamais s’occuper de leurs bites, pourtant bien bandée chez l’un d’entre eux.

Dominatrices et soumises

La dame, une femme plutôt mature, me repère parmi son public. Elle me tend d’autorité un martinet en me disant : « tiens, ma belle, défoule-toi sur ces deux larves ». Elle l’a sorti d’un des fameux sacs que j’avais repérés au début. Je vous promets que je fais de mon mieux. J’administre sur le torse des deux mecs quelques coups. Mais ce n’est pas suffisant pour la domina. Elle me reprend plus ou moins aimablement le martinet des mains, puis claque bien plus sévèrement ces deux soumis.

Cette fois, c’est certain, la soirée BDSM a réellement commencé. Et nous ne nous attendions pas à quelque chose d’aussi extrême. Je veux dire par là qu’il n’y a, pour le moment, aucune trace de sexe classique dans tout cela. Juste de l’humiliation et de la douleur, pour ne pas dire de la torture. Nous quittons la chambre pour revenir vers le bar.

Là, un attroupement s’est fait. Et pour cause : un dominateur offre sa femme à quelques hommes. Avec une règle qu’il ne s’attarde pas à expliquer. Il faut la prendre par le cul. La soumise se trouve assise sur un tabouret, les fesses tendues. Quand il le décide, il tend une capote à l’un des gars qui ont déjà sorti leur bite. C’est le signal : il doit la sodomiser. Un véritable abattage anal qui fait hurler la soumise.

Observation participante ?

Dans une autre pièce, nous retrouvons SuperMan et son épouse. Elle est attachée à une autre croix, presque entièrement nue. Comme cela se passe souvent dans les clubs libertins, les mecs qui la pelotent et lui claquent les seins s’écartent un peu pour me laisser accéder à elle. Je trouve la situation excitante. Cette femme est offerte à moi, sans pouvoir bouger.

soirée BDSM

Je caresse son sexe, qui est humide. Puis ses seins, tendus et déjà rouges des baffes qu’ils prennent, sans doute depuis plusieurs longues minutes. Le dominateur s’amuse de ma douceur. Il prend ma main, l’approche des mamelons et pince les tétons de son esclave à travers mes doigts. Puis il me laisse faire. Je ne veux pas avoir l’air trop gourde, alors je tortille plus sévèrement. Je plante mon regard dans celui de madame. Elle a mal, et, manifestement, elle aime ça.

Je fais signe à Vincent d’approcher. Je lui demande de mettre de petites claques sur la vulve de la soumise. Elle râle, mais clairement de plaisir. Le maître sado-maso semble satisfait de notre prestation, jusqu’à ce que je caresse la joue de sa soumise. Il intervient immédiatement : « pas le visage », me lance t-il d’un ton assez rude. Très bien, je vais me contenter de ses nichons. Je les embrasse maintenant. Je les mordille même. Et tandis que Vincent joue avec sa chatte, la soumise jouit.

Fin de la soirée BDSM

Le maître SM détache son épouse et l’embrasse tendrement. Elle a repris à la fois ses esprits et son caractère habituel. « A vous maintenant ! » nous lance t-elle. Amusé, son homme me prend les poignets. Avant que j’aie eu le temps de réagir, elle l’arrête : « tu vois bien que c’est lui, le soumis ». Vincent se laisse faire quand elle l’attache à son tour à la croix et lui baisse derechef le pantalon et le slip.

Elle regarde sa bite, qu’elle connaît déjà. Puis avise le cockring. « Oh, mais monsieur est sensible des couilles ! ». Mon chéri ne semble pas plus effrayé que cela. Moi oui : qu’elle n’aille pas me l’abîmer ! Et tandis qu’elle entreprend de le branler en malaxant consciencieusement ses testicules, une autre domina entre dans le jeu. C’est celle de tout à l’heure, qui torturait des soumis allongés. Elle ordonne à celui qui l’accompagne de me lécher.

L’esclave passe sous ma robe et entreprend un cunnilingus. Il est doué. Pendant ce temps, les deux maîtresses SM continuent à branler mon homme. Elles ont compris que nous étions novices. Et si elles jouent avec ses couilles sans grand ménagement, elles retiennent leurs coups. Tant et si bien que Vincent va éjaculer entre leurs mains et sous leurs rires amusés. Excitée par ce spectacle, je jouis à mon tour. La soirée BDSM s’achèvera ainsi pour nous.

http://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/soiree-bdsm.jpghttp://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/soiree-bdsm-240x240.jpgAudrey & Vincentreportagesclubs libertins,libertinage,sadomaso
Tous les premiers mercredis du mois, le sauna-club libertin ODBX, à Dole, dans le Jura, organise sa soirée BDSM et fétichiste. Curieux (vous nous connaissez) et intrigués, nous décidons d'aller y faire un tour. Mais pour un couple aussi 'vanille' que nous, il reste difficile d'envisager une 'observation participante'....