Profitant d’un court séjour à Paris, nous avons décidé de visiter un club libertin. Ne voulant pas nous en remettre au seul hasard, nous avons donc demandé conseil auprès d’amis échangistes et mélangistes. Si le Cupidon a obtenu quelques suffrages, notre choix s’est finalement arrêté sur le Quai 17, une discothèque coquine du 19ème arrondissement.

ce récit est écrit par Audrey – les photos sont des illustrations

Après un trajet en métro (nous n’avions pas la voiture), passé à dissimuler tant bien que mal ma tenue libertine, nous arrivons finalement à la station Crimée. Le Quai 17, heureusement, ne se trouve qu’à quelques pas. Comme à notre habitude, nous arrivons tôt dans l’établissement. Mais, déjà, de nombreux couples, en moyenne plutôt jeunes, dansent sur la piste.

club libertin Paris

Le Quai 17, un club plutôt jeune

Nous y voilà donc. Nous prenons un verre au bar et partons nous installer sur deux des rares fauteuils libres, aux abords de la piste de danse. Nous sommes samedi soir et l’ambiance est conforme à ce qui se passe dans de nombreux établissements ce soir-là. Des groupes de couples, plutôt jeunes (vingtaine, trentaine) semblent être déjà constitués. Voilà qui ne présage rien de bon. Quelle plaie ces gens qui viennent en club échangiste en groupe et qui s’isolent du reste du monde !

Bref, vous l’avez compris, pour le moment, je « ne le sens pas trop », comme on dit. Non seulement des groupes constitués semblent vouloir rester en cercles fermés, mais de jeunes couples toisent les autres, avec dans le regard ce je-ne-sais quoi de « je suis trop bien pour toi ». Et comme souvent, ceux-là ne sont en fait pas plus attirants que la moyenne (et même plutôt moins).

Mais la soirée ne fait que commencer. Déjà arrivent d’autres couples, à la fois un peu moins jeunes et plus avenants. Par ailleurs, les hommes seuls font leur entrée, dans des proportions qui me semblent raisonnables. Tant et si bien que le club se remplit à vitesse grand V.

Visite du club

De prime abord, l’ambiance du Quai 17 n’a rien pour (me) plaire. Il semble bien que les « m’as-tu vu » l’emportent, en nombre, sur les vrais libertins. Pourtant, quelque chose me dit que rien n’est perdu. Notre verre avalé, nous partons visiter les lieux. Et l’endroit, il faut bien l’avouer, est particulièrement beau.

Le couloir lui-même distribue une série de petite alcôves, sans doute pensées pour le triolisme. Il débouche ensuite sur quelques lits publics, qui ne semblent qu’attendre les partouzes qui s’y dérouleront. A peine plus loin, ce sont de plus grandes pièces qui nous attendent. Première originalité : le Quai 17 accueille un mini cinéma porno, pour celles et ceux qui apprécieraient cette ambiance. Enfin, deux autres pièces aménagées comme beaucoup de clubs libertins n’attendent que de se remplir.

Seconde originalité : à l’instar de ce que nous avions vu au Glamour (Cap d’Agde), l’une de ces deux pièces est gardée par un type, qui en interdit l’accès aux hommes seuls. J’imagine que cela doit déplaire à ces derniers, mais pour les couples comme nous, voilà qui peut s’avérer précieux.

Ambiance discothèque, ambiance libertine

Je me sens un peu rassérénée par ce que j’ai vu. Et notre retour vers la piste de danse me conforte encore un peu. Cette fois, les couples libertins ont pris le pouvoir sur les frimeurs, réduits pour la plupart à faire banquette. Et la danse s’est faite beaucoup plus sensuelle. Ici, deux couples se frottent l’un contre l’autre. Là, une libertine a dévoilé deux seins magnifiques que ces messieurs seuls pelotent avec envie.

Et déjà, des couples, suivis d’hommes ou non, partent vers les cons-câlins. Il est temps pour nous d’aller voir si ces pièces, vides à notre arrivée, se sont un peu remplies. Dans le cinéma porno, qui projette un film gonzo tout ce qu’il y a de plus navrant, une coquine, entièrement nue, s’est agenouillée à même le sol. Une forêt de bites dressées l’entoure. Dans la pièce mixte, les gars s’affairent vers le mur du gloryhole, où une autre coquine montre ses talents pour l’oral.

Nous pénétrons ensuite la pièce réservée aux couples. Déjà, quelques coquins et coquines s’amusent entre eux. Et, contrairement à ce que me faisait craindre le début de soirée, plusieurs d’entre eux nous invitent à les rejoindre. Finalement, les couples les plus hautains ne sont qu’un mauvais souvenir.

Orgie mélangiste au Quai 17

Se trouvent là quatre couples, dont nous, qui se font face. On comprend vite que l’un d’entre eux est débutant. Mademoiselle, une jeune brune de la vingtaine cache sous un regard particulièrement lubrique une certaine timidité. Les femmes se caressent les seins, puis laissent les hommes en profiter.

Bien vite, la plus mûre des libertines, qui doit avoir 40 ans maximum, sort le sexe de Vincent et commence à jouer avec. Puis elle fait de même avec les autres messieurs. On trouve une banquette, très étroite (nous sommes huit, mais nous disposés à nous serrer) et les caresses manuelles laissent place à des jeux plus buccaux.

Pendant une heure, nous nous laissons aller à des caresses mélangistes. De temps à autre, un couple rend les armes. Mais, très vite, un autre couple les remplace. Personne ne semble décidé à interdire l’accès à cette orgie mélangiste à qui que ce soit. Puis, à notre tour, nous cédons la place.

Les messieurs seuls en club échangiste

Pour le moins « échauffés » par cette première partouze, nous tenons tout de même à aller voir ce qui se trame maintenant dans la grande salle mixte. Là, sur une banquette plus grande, s’ébrouent trois couples. Les y ont rejoints trois hommes seuls, si mon compte est bon. De nombreux couples et messieurs célibataires entourent cette nouvelle orgie.

Quai 17

Quant à nous, nous tentons de nous incruster. Avec succès. L’atmosphère, ici, s’avère plus échangiste. Deux des hommes prennent en levrette deux des nanas. Nous nous contentons de mélangisme, et personne ne semble y trouver à redire. Je suis frappée par le fait que les hommes qui se tiennent autour de nous restent sages.

Après une nouvelle heure de sexe en groupe, je comprends la règle non-écrite qui régit l’accès à la banquette : un homme seul doit, pour s’y joindre, y être invité par un couple. Voilà qui me va bien : un jeune homme à l’air très sympa, un peu timide, vient me rejoindre alors que je suce les gros seins d’une autre libertine.

Pluralité, échangisme, et compagnie

En fait, il y en a pour tous et toutes, dans les pratiques qui s’épanouissent au Quai 17. Une fois la partouze terminée, nous allons voir ce qui se joue un peu partout. Ici, un monsieur d’un certain âge partage un trio avec un jeune couple un peu rond. Là, une dame mûre se fait prendre par un grand black devant son mari voyeur. On a là un condensé des pratiques libertines.

Sur un grand lit public, un homme a bandé les yeux de sa femme, une belle brune de la cinquantaine (peut-être un peu moins ?). Il s’assure que les gars, plutôt jeunes, mettent bien une capote avant de la baiser à l’aveugle. Nous nous plaçons à l’arrière de la libertine, et commençons, timidement, à caresser ses seins pendant qu’un rebeu la tringle.

D’un regard, nous cherchons l’approbation du mari. Il semble ravi. Mais il nous intime le silence en posant son index sur sa bouche. La libertine doit comprendre que des mains féminines courent sur son corps, mais le mystère doit demeurer. Poursuivant notre promenade au milieu de ces corps en liesse, nous nous faisons aborder par un jeune homme très poli et très mignon qui nous propose la bagatelle. Hélas pour lui, nous avons déjà eu « notre compte ». D’ailleurs, il se fait tard, ou plutôt tôt, puisque l’heure de fermeture (5h) approche. Nous devons nous mettre à la recherche d’un taxi pour rentrer à l’hôtel.

Le Quai 17, infos pratiques

Le Quai 17, club libertin dans le 19ème arrondissement
15/17 Quai de l’Oise, 75019 PARIS (métro Crimée, ligne 7)
01 42 05 64 64 / 06 63 67 43 24 – site officiel

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Profitant d'un court séjour à Paris, nous avons décidé de visiter un club libertin. Ne voulant pas nous en remettre au seul hasard, nous avons donc demandé conseil auprès d'amis échangistes et mélangistes. Si le Cupidon a obtenu quelques suffrages, notre choix s'est finalement arrêté sur le Quai 17,...