Après la visite de l’Ile-du-Levant, nous et notre camping-car libertin prenons la route du Cap d’Agde. Bien sûr, nous sommes impatients à l’idée de retrouver les sensations découvertes l’an dernier lors de notre séjour au camping naturiste. Mais nous craignons un peu de ne rien rapporter de nouveau pour Indiana et son magazine du sexe. Un axe nous intéresse pourtant un peu plus que les autres : les gourmandes de la plage libertine.

Cap d'Agde

ce récit est écrit par Vincent – les images sont des illustrations

Dans le milieu libertin, le mot « gourmandes » désigne les amatrices de pluralité masculine. On parle ici de couples qui pratiquent essentiellement le gangbang. Et ils se trouvent qu’elles sont nombreuses, ces gourmandes, sur la Baie des Cochons, la partie libertine de la plage naturiste.

Plage libertine du Cap d’Agde, milieu d’après-midi

Après une première soirée passée au Glamour, c’est un peu embrumés que nous prenons, en milieu d’après-midi, la direction de la Baie des Cochons. Comme à son habitude, le lieu diffuse un parfum de sexe assez puissant. Pourtant, à cette heure-ci, on observe peu de galipettes vraiment libertines. Bien sûr, certains couples s’exhibent. Mais nous ne voyons guère de rencontres échangistes, triolistes ou candaulistes.

Nous prenons donc la direction des dunes. Ce qui, je le rappelle, est formellement interdit. Mais là, nous tombons sur la scène que nous recherchions. Une dame mature, plutôt ronde, est agenouillée sur le sable. Les mecs nombreux qui l’entourent, les uns après les autres, lui tendent leurs bites à sucer. Et la libertine de branler, pomper et d’encourager les gars, par le geste et la parole (allemand ? hollandais ?) à lui gicler sur le corps.

gourmandes plage naturiste

La scène va bien durer trois-quart d’heures, sous un soleil de plomb. Mais nous sommes patients. Nous repoussons quelques avances de « singes » en quête de chair plus fraîche. Et nous attendons que madame en ait fini de son bukkake. Madame se masturbe tout en s’occupant des nombreuses bites qui lui sont offertes. Dans un coin, on devine celui qui doit être son mari. En tout cas, c’est lui qui va se charger de disperser la foule quand madame en aura assez, après un orgasme relativement violent.

Des gourmandes très sollicitées

Nous laissons la libertine respirer. Pour dire les choses crûment, elle se retrouve pleine de sperme. Et fonce vers la mer pour se rincer, suivie de près par son homme. Au retour, nous tentons de rentrer en contact. Je bredouille quelques mots en anglais. C’est son mari qui me répond, un peu agacé. Je comprends juste le mot « over ». Oui, c’est fini, j’ai bien compris.

C’est au tour d’Audrey de tenter la prise de contact en allemand. Je l’entends parler d’interview. Le couple reste tout juste poli. Ils pensent qu’on cherche à leur vendre quelque chose. L’observation participante a ses limites, quand on parle de sexe. Les gourmandes de la plage libertine sont tellement sollicitées qu’il nous est bien difficile d’établir le contact.

Pendant encore une heure et demi, nous allons tenter de discuter avec l’une ou l’autre de ces gourmandes qui multiplient les faits d’armes. Mais ni les jeunes ou les vieilles, ni les françaises ou les étrangères ne répondront favorablement à notre demande d’interview.

Fermeture du poste de secours : l’heure des gourmandes

Déjà, la Baie des Cochons tend à se clairsemer. Les couples coquins rentrent vers le village naturiste. Ce n’est pas tout ça, mais ils ont sans doute une sortie en club ou une partouze à préparer. Pourtant, l’ambiance n’est pas moins « sexe ». Au contraire : deux couples, mûrs eux aussi, partouzent à quatre non loin de la mer, entourés d’une foule de mecs en rut.

Mais c’est une petite italienne, de 30 ans maximum, qui retient notre attention. Tandis que celui qui semble être son compagnon la prend en levrette, elle suce un homme d’âge respectable. Son homme finit par jouir sur elle, allongée. Et le monsieur de la cinquantaine fait alors de même. Elle désigne ensuite deux gars. A l’un, le mari va tendre une capote. A l’autre, la jeune libertine va tendre sa bouche.

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Ils seront une demi-douzaine à profiter de la libido de la jolie jeune femme. Et quand le mari fera comprendre que le spectacle est terminé, les hommes repartiront vers d’autres performances libertines. Pas nous : nous tentons une nouvelle approche. C’est alors Audrey, toute seule qui va s’en charger. Au bout de quelques minutes de palabres, elle me fait signe de m’approcher.

27 ans, amatrice de gangbang sur la plage

Notre couple italien parle français. Une chance pour nous, qui ne bredouillons même pas un mot de leur langue. Je regarde la coquine. Elle a des airs des modèles qui faisaient la couverture d’Union dans les années 70 : des seins moyens, une peau très blanche, une chevelure blonde décolorée, un joli sourire innocent et des yeux très clairs. Mais, pendant que j’admire cette beauté, Audrey a déjà démarré l’interview.

Pour résumer, ce couple manifestement très amoureux (et déjà marié, à 27 ans) fréquente le Cap d’Agde depuis l’été de leurs vingt-ans. Au départ, ils étaient mélangistes, ne rencontraient que des couples et s’en tenaient à quelques exhibitions sur la plage libertine. Mais les années faisant (ils reviennent chaque été), madame a eu envie de tenter autre chose.

gangbang Baie des Cochons

Elle nous raconte même son premier gangbang sur la Baie des Cochons, voilà deux ans de cela. Elle tendait simplement son cul à tout vent. Son mari désignait celui qui aurait l’honneur de la prendre. Le tout avec capote, cela va sans dite. Depuis, le couple est resté essentiellement échangiste, mais fait toujours un ou deux gangbangs durant son séjour au Cap.

48 ans, la reine du bukkake

Ce premier contact, outre le fait que nous avons pu interviewer le jeune couple libertin, va nous ouvrir d’autres possibilités. A la fin de son récit, la petite italienne se lève. Elle nous revient avec une dame française, très fine, très élégante. Il s’agit, selon elle, de la reine du bukkake. Caroline va alors nous raconter comment elle en est venue à la douche de sperme. Et comment cette pratique l’a enthousiasmée.

« Il y a une dizaine d’années, nous nous exhibions avec mon mari sur la plage. Je le chevauchais en amazone. Des dizaines de gars nous entouraient et moi ça m’excitait d’être un peu comme une star du porno. Un gars un peu plus entreprenant que les autres s’est approché. J’ai pris sa bite en main. Je l’ai branlé en faisant se frôler mes seins et son gland. Sans prévenir, il a éjaculé. J’ai hésité une seconde à l’engueuler. Mais j’ai trouvé la situation sympa. Un peu plus tard, je me suis retrouvée avec les éjacs d’au moins vingt gars sur le corps. Depuis, c’est mon délire. Je fais un bukkake pratiquement tous les jours ».

Et l’amatrice de douche de sperme se propose de nous présenter d’autres gourmandes. Celles-ci se connaissent entre elles : « parfois, j’aiguille un gars vers une copine. Quand je sais que ça va plus coller entre elle et lui qu’avec moi, autant en faire profiter tout le monde ! » nous dit Caroline en rigolant.

Une communauté des gourmandes ?

Un temps, nous avons été tentés d’intituler cet article « la communauté des gourmandes de la Baie des Cochons ». Mais, à y regarder de plus près, il ne s’agit pas vraiment de cela. Bien entendu, certaines se connaissent depuis des années. Mais, dans la majorité des cas, les gourmandes agissent seules, chacune de leur côté, avec leurs maris respectifs. Si on ajoute la barrière de la langue, les gourmandes ne sont pas vraiment faites pour constituer un réseau d’habituées.

Il n’empêche : ces deux premières interviews nous permettent d’en faire beaucoup d’autres. De plus, la rumeur se propage que des journalistes libertins réalisent un reportage sur les amatrices de gangbang. Notre enquête va ainsi se poursuivre presque jusqu’à la tombée de la nuit, le tout entouré de gangbangs qui se multiplient sur la plage libertine.

On aura bien du mal à faire une synthèse de ce que nous avons appris ce soir-là : une thèse n’y suffirait pas. Mais le maître-mot à retenir de ce reportage sur les gourmandes du Cap d’Agde, en tout cas celles qui pratiquent sur la plage, c’est la diversité. Nous avons ainsi interviewé des femmes de 20 à 60 ans : des belles, des moins belles, des moches, des françaises et des étrangères, des gourmandes occasionnelles et des gangbangueuses invétérées, des amatrices de pluralité soft ou hard.

http://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/gangbang-baie-cochons.jpghttp://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/gangbang-baie-cochons-240x240.jpgAudrey & Vincentreportagesbukkake,candaulisme,Cap d'Agde,exhibition,gang-bang,libertinage,plage
Après la visite de l'Ile-du-Levant, nous et notre camping-car libertin prenons la route du Cap d'Agde. Bien sûr, nous sommes impatients à l'idée de retrouver les sensations découvertes l'an dernier lors de notre séjour au camping naturiste. Mais nous craignons un peu de ne rien rapporter de nouveau pour...