Alors, c’est entendu, le milieu gay, c’est moi qui m’y colle. J’ai beau dire à Indiana que je suis bisexuel, comme je suis le seul dans l’équipe, c’est moi qu’on envoie visiter un cinéma porno de Pigalle. « On voudrait aussi savoir si ce genre de lieux n’est bon que pour le cruising gay. Peut-être est-ce que tu vas tomber sur des couples exhibitionnistes, ou autres ? » m’a dit la belle libertine. Tu parles, j’ai quand même du mal à y croire. Avec tous les clubs échangistes et saunas du même genre que compte Paris, qu’est-ce qu’un couple libertin irait faire dans un cinéma porno ?

cinéma porno Pigalle

Donc, me voici investi d’une mission. Il s’agit pour moi de passer suffisamment de temps dans un ciné X de Pigalle. Et de voir comment se passe le cruising entre hommes sur place. Et, éventuellement (mais très éventuellement, si vous voulez mon avis), si quelques couples ou femmes hétéros arrivent à se perdre dans ce genre d’endroits. On peut toujours essayer !

Ambiance Pigalle

Je râle, c’est vrai, mais pour tout dire, j’aime bien l’ambiance de Pigalle. Ce mélange de touristes en goguette, de plans plus ou moins glauques et toujours plutôt tarifés, ces puceaux qui regardent à droite à gauche, l’air de rien, ça me plaît plutôt. J’arrive, conformément aux instructions d’Indiana, vers 11h. Le temps de me décider pour un cinéma porno, il est déjà la demi. J’opte pour le moins glauque d’entre eux.

Première surprise : le caissier est une caissière. La rousse frisée, tout décolleté en avant, m’annonce : « 15 euros, s’il vous plait, monsieur ». Bon, ça commence bien, on ne peut pas dire que ce soit donné. Après tout dépend : si on compare à une séance de cinéma, ça pique un peu, mais en rapport à des clubs de rencontres… De toute façon, j’imagine bien qu’à l’époque du porno en ligne, personne ne va dans un ciné X pour se branler en solo.

Je descends les escaliers. Quand j’arrive enfin au sous-sol, la première pièce sur mon chemin, ce sont les chiottes. Et ça pue, je ne vous dis pas. Si le reste est à l’avenant, je me tire, un point c’est tout. La caissière m’a parlé de deux salles, sans préciser. J’espère que les toilettes (enfin, façon de parler) ne font pas partie du lot.

Les pédés de la salle hétéro

J’arrive dans la première salle. Et je dois bien avouer être surpris par le nombre de mecs qui s’y trouvent. Des mecs, oui, il n’y a ici que des hommes. Malgré la pénombre, je distingue plutôt des messieurs, dont l’âge varie de 40 à 60 ans, et même un peu plus. Les uns sont assis sur des banquettes pouvant accueillir deux personnes, mais restent seuls dessus. Les autres se tiennent debout, appuyés au mur, pour la plupart.

Tous regardent l’écran, où une jeune blonde aux seins tout sauf naturels se fait défoncer en levrette par un gars qui simule le plaisir moins bien qu’elle. Tout se passe comme si chacun des spectateurs cherchait à éviter l’autre. Moi, je n’ai pas ce genre de réserves. Je m’assois donc à côté d’un quadra. Il se branle en mattant le film, mais cache sa bite sous son manteau. Il est plutôt pas mal, à vrai dire.

Voilà que tout ça commence à m’exciter. Je suis là, tranquille, à reluquer un gonzo, tandis qu’un beau mâle hétéro se branle juste à mes côtés. Voilà qui me rappelle mon adolescence ! J’ai peut-être parlé trop vite, ceci dit. Mon voisin oublie sa pudeur et dévoile un gourdin franchement impressionnant. Il me donne un petit coup de coude, me faisant signe de regarder l’engin. Je ne vais pas me priver.

On suce au cinéma porno

N’écoutant que mon courage, ou plutôt ma libido, je plonge le visage vers le beau braquemart. Le monsieur se laisse faire. Tout en continuant à regarder le film, il me caresse les cheveux pendant que je le suce. Sa bite est plutôt courte, mais épaisse et bien dure. je sens que des regards se posent sur nous. Des messieurs nous entourent. Sont-ils jaloux de moi ou de lui ?

Mon voisin commence à grogner. Je le prends en main. Pendant que je lui caresse les couilles, il gicle sur mes doigts. Heureusement, j’ai tout prévu. Une lingette et il n’y paraîtra plus. Effectivement, c’est une bonne dizaine de bonshommes qui s’est approché de nous, l’air de rien. Mon gicleur se relève et part sans mot dire.

Quelques minutes plus tard, c’est un petit vieux qui s’assied à mes côtés. Il déballe une toute petite bistouquette et me lance des regards amourachés. Il est temps pour moi d’aller visiter l’autre salle du cinéma porno.

Ciné hétéro, ciné gay

Au bout du couloir, une porte conduit donc au second ciné X. Qui présente une toute autre ambiance. Ici, pas de banquettes, mais des espèces de vieux strapontins tout vieux et tout usés. Et à l’écran, des mecs qui s’enculent joyeusement. Niveau fréquentation, il y a un peu moins de monde. Mais tout de même : je regarde ma montre, il est 12h40.

Je prends donc place sur un strapontin. L’assistance semble encore plus timide que dans l’autre salle. Jusqu’à ce qu’arrive un jeune gars, sans doute vingt ans et quelques, sans doute étudiant, au look parfaitement hétéro. Il s’assoit à côté d’un gros gars de la cinquantaine, juste devant moi. Ni une ni deux, le jeune sort sa bite et se branle. Ce faisant, il suce son majeur, dans un geste plus qu’évocateur.

Le gros a bien compris son manège. D’un signe de la tête, il l’invite à le pomper. Ils se trouvent juste là, devant moi. Et là encore, un attroupement se forme. Deux différences avec ma pipe de tout à l’heure. Le gros baise littéralement la bouche de son suceur. Et ce dernier va tout avaler.

Homos refoulés à Pigalle

On m’avait dit que les lieux de cruising de gay de Pigalle étaient le royaume des homos refoulés et des mecs trop moches pour se trouver une nana. Je peux le constater. Après tout, 15 euros pour une turlutte, ça doit être moins cher que les fameuses « petites femmes de Pigalle ». Voici que ces messieurs se bousculent pour accéder à la bouche du jeune suceur.

Celui-ci, la bite toujours à la main, se dirige vers un autre coin du ciné. Ah ben ça alors ! Je n’avais pas vu la backroom aménagée de l’autre côté. Et une demi-douzaine de messieurs, tous aux allures hétéros, le suivent comme un seul homme. Bon, je ne vais pas critiquer, je fais pareil. Je retrouve mon petit étudiant, le pantalon sur les chevilles, à genoux dans cette minuscule pièce à peine éclairée par les images du porno à l’écran. Le jeunot ne mégote pas. Il suce absolument toutes les bites qui lui sont tendues. Il avale, ou prend le sperme sur son torse (il a retiré son pull et son T-shirt).

C’est à ce moment que je sens une main se poser sur mon paquet. Un rebeu, la trentaine, très mignon, me sourit à pleines dents dans cette demi-obscurité. Je vais le laisser prendre les choses en main. Ce qu’il a, de toute, façon, déjà fait, au propre comme au figuré. Lui aussi se retrouve vite à genoux. On est plutôt tranquilles, l’étudiant occupe tout le monde avec son bukkake. Le rebeu, lui, va me tailler une pipe de tous les diables et, lui aussi, va tout avaler. Et repart comme il était venu, comme un rêve.

Les travestis de Pigalle

Pleinement satisfait de ce reportage (!), je décide de retourner dans la salle hétéro, histoire de voir ce qui s’y joue. Je traverse donc le cinéma gay, qui s’est vidé en direction de la backroom, et je passe à nouveau devant les pestilentielles toilettes. J’entends glousser à l’intérieur. Je décide de continuer mon chemin, l’odeur étant trop insupportable pour aller voir de quoi il retourne.

La salle hétéro elle aussi s’est vidée. Décidément, l’étudiant va se régaler. Ne reste plus là que trois gars, qui occupent autant de banquettes. Je m’installe dans celle d’entre elles qui est la plus éloignée de l’écran et j’observe. Rien. Je suis dans un état semi-comateux, façon post-petite-mort. A l’écran, une blackette toute fine chevauche une énorme bite blanche.

Quelqu’un s’installe à côté de moi, m’arrachant à ma torpeur. C’est un travelo. Pardon, je veux dire un travesti, mais son maquillage et son accoutrement sont tellement mal fait… « Je te suce, chéri ? », me propose la dame. Je fais non, dans un sourire, en essayant de me montrer aussi aimable que possible. Le travesti lève les yeux au ciel, l’air de dire : « encore un indécis ». Et elle rejoint sa copine, un autre travesti, qui aborde les trois autres mecs.

Bilan : les deux messieurs-dames vont, elles aussi, sucer toutes les bites qui se présentent à elles. N’empêche que je me demande comment, à cette heure de la journée, elles ont pu arriver dans ce cinéma. Puis, je comprends : c’est elles qui gloussaient dans les chiottes tout à l’heure. Certainement en se changeant.

Il est 15 heures. Et ces deux créatures seront les seules femmes que je verrai dans ce cinéma porno de Pigalle, de toute la journée. Je dis ça pour répondre à ta question, ma chère Indiana.

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Alors, c'est entendu, le milieu gay, c'est moi qui m'y colle. J'ai beau dire à Indiana que je suis bisexuel, comme je suis le seul dans l'équipe, c'est moi qu'on envoie visiter un cinéma porno de Pigalle. 'On voudrait aussi savoir si ce genre de lieux n'est bon que...