On a souvent tendance à associer le mélangisme à des couples libertins qui débutent. Ce qui est très loin d’être le cas de Céline et Antoine, un couple mélangiste de 40 ans qui fréquente le milieu du libertinage depuis une quinzaine d’années. Nous les avons rencontrés lors d’un salon érotique, et ils ont accepté de répondre à quelques questions sur leur libertinage.

couple mélangiste

Curieux de tout, volontiers aventuriers, ces deux amoureux sont aujourd’hui parents et ont mis un frein à leur vie libertine. Leur restent deux ou trois sorties coquines par an, et une foule de souvenirs. Ils ont connu les clubs échangistes, les saunas libertins, les débuts de feu netech et bien entendu le Cap d’Agde. Ils nous racontent tout dans cette interview.

NB : les photos de couverture et dans l’interview ne sont que des illustrations

Premiers pas libertins

Indiana – Depuis quand êtes-vous libertins ?

Antoine – Depuis presque quinze ans. Nous finissions nos études à Paris et nous avons parlé ensemble de clubs échangistes. Comme nous devions partir en province dans les mois suivants, nous avons décidé que c’était le bon moment pour se lancer. Nous avons fait nos premiers pas dans un club qui n’existe plus aujourd’hui.

Céline – J’avais raconté à Antoine mes expériences bisexuelles, quand j’étais ado. Cela nous excitait tous les deux de s’imaginer en trio avec une femme. C’est ce qui nous a finalement décidé à nous rendre en club échangiste pour la première fois.

John – Et ça a fonctionné ?

C – Non, pas du tout (rires). Comme je le disais, nous ne connaissions rien du milieu libertin. A l’époque, il n’y avait pas de site comme sexplorateur. Nous ne savions vraiment pas où nous mettions les pieds. Nous ignorions même le mot « mélangiste ».

A – Heureusement, nous avons trouvé une soirée « débutants » au club Le Prélude, qui n’existe plus aujourd’hui. L’accueil était formidable. Mais nous avions 25 ans, nous étions novices et plutôt timides. En plus, il ne se trouvait là aucune femme seule. Juste des couples et quelques hommes, qui étaient acceptés au compte-goutte.

C – Il y avait pas mal de couples déjà aguerris. Mais nous avons eu la chance de tomber sur d’autres novices. Finalement, nous avons coquiné à quatre.

J – Sans pénétration ?

C – Juste des caresses, des baisers et du sexe oral. Ils nous ont expliqué ensuite ce qu’était un couple mélangiste. Ils avaient du plus se renseigner sur le sujet que nous (rires). En tout cas, ça nous a tout de suite bien correspondu.

Pourquoi le mélangisme ?

I – Vous avez tout de suite compris que vous seriez un couple mélangiste ?

A – Je ne sais pas quoi répondre. En fait, quand nous faisons l’amour tous les deux, il n’y a pas toujours de pénétration. Ça dépend de nos humeurs, de nos envies, de notre délire. Mais c’est vrai que, rapidement, nous avons opté pour le mélangisme, dans le milieu libertin. On trouve ça plus sensuelle. Plus ludique aussi.

C – Quand on débute, on se dit que c’est bien de fixer des limites. Celles-ci nous ont paru nous convenir. Depuis, ça évite tout le tremblement de la pose de préservatif. Le plaisir mélangiste est plus spontané et plus imaginatif, je trouve !

I – Pourtant, vous ne m’avez pas l’air du genre à poser des limites…

C – (rires) Non, en effet !

interview couple mélangisme

J – Vous avez même à peu près tout fait, en matière de libertinage ?

A – Oui. Nous avons été tellement emballés après cette première expérience que nous avons multiplié les sorties. Nous avons visité une bonne partie des clubs et saunas de Paris en quelques mois. Sans compter les rencontres privées, car nous nous sommes inscrits sur netech dans la foulée.

Itinéraire d’un couple mélangiste

I – Toujours à Paris ?

A – Non, nous avons déménagé très vite en province, dans une petite ville. Les choses y sont très différentes. Le club échangiste le plus proche se trouve à 1 heure de route. Mais la communauté libertine reste très active. Les gens se rencontrent, organisent des soirées, partagent leurs délires… Et comme je pense qu’on est assez ouverts d’esprit, on aime bien partager les fantasmes des uns et des autres.

C – Je pense que c’est notre force pour faire des rencontres.

I – C’est-à-dire ?

C – Je prends un exemple. Une fois, nous tombons sur un couple d’une bonne quinzaine d’années de plus que nous. Ils nous proposent d’aller faire un tour dans un coin à voyeurs. On ne connaissait pas du tout. Une heure plus tard, on les retrouvait sur un parking bizarre, avec des mecs tout aussi bizarres autour de la bagnole.

A – On a coquiné là, avec les mecs qui regardaient par les vitres. La femme du couple a réalisé son fantasme et le mari a adoré.

C – Et moi aussi !

I – D’autres endroits incongrus ?

C – Avec eux, nous sommes aussi partis nous exhiber dans un sexshop, et un autre jour dans un salon érotique. En plus, maintenant, ils connaissent tous les coins à voyeurs de la région. Ils nous y emmènent régulièrement. Une fois, c’est une plage nudiste, l’autre fois une clairière dans les bois.

A – Mais nous sortons aussi sans eux, bien sûr. Nous connaissons presque tous les clubs à 150km à la ronde. A chaque fois, on nous prend pour des débutants. Parce qu’on est nouveaux et qu’on est mélangistes. Dès qu’il y a quelque chose qui sort de l’ordinaire, c’est pour nous.

Le libertinage sous tous ses aspects

I – Et qu’est-ce qui sort de l’ordinaire ?

C – Tout. Nous sommes allés une fois à la soirée BDSM d’un club que nous fréquentons de temps en temps. Nous avons pratiqué le triolisme chez nous. J’ai fait aussi un blowbang une fois, dans un club. Ce soir-là, j’avais décidé de sucer un maximum de types. Ils étaient au moins 25 !

blowbang

J – Ah oui, quand même ! Vous êtes un couple mélangiste hard !

C – (rires) C’est un peu ça. Nous avons décidé de rester mélangiste. Mais pour le reste, nous avons très peu de tabous. En tout cas, bien moins que la plupart des couples échangistes. Il y a ceux qui n’embrassent pas sur la bouche, ceux qui font ça à quatre et pas plus, ceux qui vont toujours dans le même club…

I – Et votre meilleur souvenir libertin ?

C – Wow ! Il y en a tellement !

A – Pour moi, c’est le Cap d’Agde. J’ai des souvenirs incroyables de la Baie des Cochons.

c – OK, alors moi, je dirai la dernière soirée privée que nous avons faite. De toute façon, ce sont toujours les derniers souvenirs qui me marquent le plus. Ah si ! Une soirée en sauna libertin qui a viré en partouze générale dans le hammam ! Oh, et puis je ne sais pas, il y en a vraiment beaucoup !

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On a souvent tendance à associer le mélangisme à des couples libertins qui débutent. Ce qui est très loin d'être le cas de Céline et Antoine, un couple mélangiste de 40 ans qui fréquente le milieu du libertinage depuis une quinzaine d'années. Nous les avons rencontrés lors d'un salon...