Nous poursuivons notre itinéraire le long de la Grande Bleue. Plus exactement, nous effectuons un petit détour par les Pyrénées, pour rejoindre la Jonquera, avant de filer vers Barcelone, et ses promesses de sexe libre. Nous comptons bien visiter d’abord un PutiBar, spécialité de Catalogne, puis un ou deux clubs libertins de la capitale catalane.

libertinage Catalogne

Autant vous le dire tout de suite : si les clubs échangistes de Barcelone ont tenu toutes leurs promesses, la première partie de ce reportage ne sera guère réjouissante. Même quand on n’attend pas grand chose d’un lieu, on peut tout de même être déçus.

ce récit est écrit par Vincent – images fournis en illustrations

La Jonquera, morne plaine

Plutôt que de longer la côte par Collioure et Portbou, nous décidons donc de filer du côté des Pyrénées. L’objectif est clair : découvrir La Jonquera, et ses fameux PutiBars, tant vantés par les reportages sensationnalistes de la télévision française. Ici, d’après la rumeur publique, se sont installés des dizaines de maisons de tolérance, attirées par la différence de législation entre France et Espagne.

Nous nous attendions donc à une sorte de Las Vegas catalan, façon sexe. Il n’en est rien. En fait de PutiBars par dizaines, on trouve beaucoup d’hypermarchés et de magasins de clopes, qui profitent également des différences entre France et Espagne, côté taxes, cette fois. Certes, il y a bien quelques bars de passe, mais rien à voir avec les reportages de la TV.

Je vais faire vite. Nous entrons dans l’un d’eux. Les clients nous regardent bizarrement. Les filles aussi. Elles semblent tristes, pour ne pas dire plus. Et surtout suspicieuses vis-à-vis de l’entrée d’une femme dans leur établissement. L’ambiance restera morne, le temps où nous allons prendre un verre. Nous repartirons aussitôt, comprenant que nous ne sommes guère les bienvenus. Nous n’en gardons qu’un enseignement, celui qui fait réfléchir une fois encore les tenants de la légalisation de la prostitution, que nous sommes pourtant.

Exhibition au Parc Güell, Barcelone

Cet épisode rapidement conclu, nous reprenons notre chemin vers Barcelone. Nous déposons le camping-car dans un camping et rejoignons la chambre louée non loin du Parc Güell, au nord de la ville. Cette situation nous permet d’envisager sereinement les deux activités que nous comptons mener dans les jours à venir : le tourisme culturel et le tourisme libertin. A ce sujet, on dit que le Parc Güell représente l’un des fantasmes des exhibitionnistes du monde entier. Chose que nous allons tenter de vérifier sur place.

La saison touristique ne bat pas encore son plein. Pourtant, nous sommes accueillis par de vilains graffitis : « tourists go home ». Charmant ! Nous pénétrons dans le parc, au milieu d’une relativement importante délégation de nos congénères étrangers. Je vois mal comment s’exhiber dans un tel endroit. Il nous faudra des heures, en pleine journée tout en découvrant les merveilles de Gaudi, pour finalement apercevoir un nichon, dévoilé par une touriste japonaise. Cette dernière, d’ailleurs, va piquer un fard en s’apercevant que nous l’avons remarquée. Les lieux sont superbes, mais, sans grande surprise, n’ont rien de libertins.

érotisme Barcelone

Mais qu’importe : le parc est une splendeur. Tout comme Barcelone dans son ensemble : nous visitons les rues, la Sagrada Familia, le quartier gothique, les bars à tapas… et même le musée de l’érotisme. A vrai dire, nous en oublions pour quelques jours notre mission : découvrir Barcelone, côté sexe.

Les clubs libertins de Barcelone

Après l’Ile-du-Levant, après le Cap d’Agde et la plage de Torreilles, cette pause culturelle nous a remis la libido au taquet. C’est donc d’un pas décidé que nous nous rendons, en taxi, jusqu’au club échangiste le plus célèbre de Barcelone : le OOPS. Nous sommes samedi, le club est ouvert aux couples ainsi qu’à de rares femmes célibataires. Si l’entrée n’est pas donnée (60 euros avec 2 boissons par personne), le cadre vaut effectivement le coup. La piscine du club, mais aussi la vue sur Barcelone : cet établissement vaut le détour !

OOPS Barcelone

Côté sexe, c’est autre chose. D’abord, en cet été, on y trouve peu de locaux. Les Français se trouvent même en force. Et leur attitude ne contredit en rien l’interview de la libertine allemande réalisée il y a peu par Indiana : bégueules. Coup de chance, nous tombons sur un magnifique couple andalou, qui semble, en tout cas sur le plan du physique, sortir tout droit d’un film porno. On peut dire qu’on a passé une très bonne soirée.

Le lendemain, nous prenons la direction d’une autre institution du libertinage à Barcelone. El Jardin del Eden présente l’avantage d’être mixte le dimanche. Il offre aussi une belle zone en extérieur, précieuse en ces temps de canicule. C’est ici que le libertinage à la catalane va prendre, pour nous, tout son sens.

Partouze au Jardin d’Eden

Il est 17h quand nous arrivons sur place. A l’entrée, on nous accueille dans un anglais aussi bredouillant que le nôtre. Très vite, nous nous apercevons qu’il se trouve là plus de locaux que de touristes. Nous qui voulions connaître le libertinage Made In Spain, nous sommes ravis.

sexe extrême en Espagne

Et ce n’est qu’un début. A peine posés sur un canapé, nous sommes abordés par un charmant couple de la cinquantaine qui nous demande si nous préférons parler en castillan ou en catalan. Nous répondons « ni l’un, ni l’autre » et faisons comprendre que nous sommes français. Monsieur est parfaitement bilingue et madame parle aussi le français. Non contents de nous draguer, ils nous invitent à rejoindre un groupe d’amis, tous catalans « pure souche ».

Ainsi, nous avons pu goûter à l’échangisme de Barcelone et, une chose est certaine, nous y retournerons. En prenant soin de privilégier les lieux les moins touristiques, toutefois…

http://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/sexe-barcelone.jpghttp://www.sexplorateur.com/wp-content/uploads/sexe-barcelone-240x240.jpgAudrey & Vincentreportagesclubs libertins,échangisme,Espagne,exhibition,partouze
Nous poursuivons notre itinéraire le long de la Grande Bleue. Plus exactement, nous effectuons un petit détour par les Pyrénées, pour rejoindre la Jonquera, avant de filer vers Barcelone, et ses promesses de sexe libre. Nous comptons bien visiter d'abord un PutiBar, spécialité de Catalogne, puis un ou deux...